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samedi 19 septembre

Accords Mets et Vins : Filets de perche, crème de pistache, citronnelle gingembre et vin grec

Je n'ai pas beaucoup de temps pour cuisiner depuis la rentrée... Alors aujourd'hui, c'est jour de fête ! En me baladant sur les blogs, j'ai flashé sur une recette en images de Jean Sulpice, du restaurant l'Oxalys à Val-Thorens, sur Cuisiner en Ligne...

Filet de perche, crème de pistaches, citronnelle gingembre - Jean Sulpice sur Cuisiner en LigneMe voilà donc partie pour tenter cette superbe recette, mais avec les moyens du bord parce que je n'ai pas tout à portée de main (sinon, ce ne serait pas drôle !)...

Voilà donc la recette telle qu'imaginée par Jean Sulpice :

Au marché (pour 4 personnes) :

. 12 filets de perche
. Filet d'huile d'olive

Purée de pistaches :

. 200 g de pistaches vertes

. 1 CS d'huile de pistache

. 30 cl d'ea

. une pincée de fleur de sel

 

Emulsion citronnelle gingembre :

. 10 cl de jus de citron

. 30 cl de crème fraîche liquide
. 15 cl d'huile d'olive
. 1 botte de citronnelle fraîche
. 10 g de gingembre frais
. sel

Aux fourneaux :
 

Les filets de perche
 
Dans une poêle anti adhésive bien chaude, saisissez les filets de perche dans l’huile d’olive, à feu vf, pendant 3  côté peau. Salez avec de la fleur de sel.  
 
La purée de pistache
 
Torréfiez 15 min. les pistaches au four préchauffé à 160° (th. 5-6) en les remuant de temps en temps. Portez à ébullition l’eau, l’huile et le sel. Versez le tout dans le bol d’un robot avec les pistaches et mixez jusqu’à obtenir une purée lisse et onctueuse, rectifiez l’assaisonnement. 
 
L’émulsion citronnelle gingembre
 
Portez à ébullition tous les ingrédients. Salez, puis versez aussitôt dans un robot. Mixez, puis filtrez dans une passoire. Au dernier moment à l’aide d’un mixer plongeant, émulsionnez la sauce ainsi mixée et encore tiède, en trempant le mixeur à la moitié du liquide et en l’inclinent légèrement pour faire entrer un maximum d’air. Laissez reposer pendant 2 min, puis renouvelez cette opération une seconde fois, afin que l’émulsion tienne plus longtemps. 
 
Le dressage
 
Dans 4 assiettes, tracez 3 traits de purée de pistache, intercalez les filets entre les traits, et disposez l’émulsion citronnelle gingembre avec un peu de Mouron des oiseaux

En ce qui me concerne, j'avais sous la main du flétan, je n'avais pas de citronnelle, que j'ai remplacée par des zestes de citron vert, et le gingembre frais par du gingembre en poudre... J'ai fait un peu trop torréfié les pistaches, la prochaine fois, je les surveillerai mieux...

Le plat est un délice, le flétan fond dans la bouche, les arômes de la crème aux zestes de citron vert ajoutent une petite note acidulée compensée par  la purée de pistaches, tout en délicatesse et en nuances...

Pour l'accompagner, j'ai choisi un vin blanc grec 2005, de l'île de Santorini, rapporté de vacances il y trois ans, qui attendait patiemment dans la cave. Je ne pourrai pas vous en dire beaucoup car l'étiquette est écrite en grec... Si ne me fie à mes lointaines connaissances cependant, le nom du domaine est Thalassitis... à vérifier...Issu du cépage assyrtiko, il présente une robe d'un jaune soutenu aux reflets dorés. Le premier nez est plutôt discret et se révèle à l'aération, sur des arômes de fruits jaunes bien mûrs, de notes discrètes de thym, de pamplemousse confit, et de légères notes boisées. En bouche, l'attaque est fraiche mais sans excès d'acidité, le vin a une bonne rondeur, avec une légère amertume, une bonne longueur. Avec le plat, l'accord est harmonieux, le vin rehausse les notes citronnées de la sauce, relayées par la pistache.

Voilà qui m'a donné envie d'aller à Val Thorens pour goûter à la cuisine de Jean Sulpice ! Et pour patienter, quelques recettes sur le site à tester...

Bon appétit !


Corélie VINAULT








dimanche 13 septembre

Gü et Fru, de petites gourmandises très gourmandes


Gourmande je suis, gourmande je resterai... Alors quand j'ai vu, au rayon frais de Monoprix, ces petites boîtes noire, élégantes, sur lesquelles figurait l'apétissante photo d'une crème au chocolat, avec un énigmatique nom : "Gü", je n'ai pas résisté !

Dans la boîte, trois petites ganaches au chocolat dans des petites verrines noires, recouvertes d'une pellicule élégamment décorée d'arabesques... A déguster telle quelle, à faire réchauffer pour obtenir une sauce au chocolat, ou encore à mélanger à du lait chaud, trois plaisirs gustatifs différents pour une seule crème, que demander de mieux ? Pour ma part,  je dois avouer que ma gourmandise n'a pas eu de patience ! Dégustée telle quelle, c'est déjà délicieux, onctueux, velouté, chocolaté !!! 53 % de chocolat dans une crème, c'est un pur délice, sans culpabilité car il y a juste la bonne dose... enfin si l'on n'est pas trop gourmand ! Sur le site de Gü, on prévient le dégustateur : "risque d'addiction"... Je confime : 3 petites crèmes quand on est deux, ce n'est pas très équitable ! Alors, une pour toi, deux pour moi... juste pour avoir eu le nez fin et avoir mis dans mon panier la petite boite noire annonciatrice de plaisir, je l'ai bien mérité, non ?! Et puis, une seule, même en faisant durer le plaisir ne prenant de minuscules cuillerées, cela se termine si vite qu'on n'a qu'une idée... y revenir !

Pour l'accompagner, pas d'hésitation, un vin doux naturel, en l'occurence un Banyuls du Cellier des Templiers qui me narguait depuis un petit moment ! Ce vin est si bon avec le chocolat qu'on a presque du mal à imaginer une autre association !

L'histoire de Gü, c'est une histoire de gourmand, celle de James  Averdieck, un anglais expatrié à Bruxelles, tombé amoureux du chocolat belge et des pâtisseries artisanales. Rentré chez lui, en manque de ses gourmandises, il décide de créer Gü, pour mettre à la portée de tous des petits desserts savoureux au chocolat... Gü est né, suivi de Frü, desserts aux fruits présentés dans de petits ramequins en verre, à réutiliser pour d'autres desserts gourmands...

Pour tout savoir su Gü et Frü, rendez-vous sur le site http://www.guchocolat.fr

Bon appétit !


Corélie VINAULT



dimanche 06 septembre

Un diner... vertigineux à Paris, avec Dinner in the Sky

Voilà un concept audacieux ! Un restaurant éphémère à 50 mètres du sol au-dessus de Paris ! C'est l'idée folle de Dinner in The Sky, déjà mise en oeuvre à Dubaï, Las Vegas, Budapest, Londres...

Suspendu au-dessus du Jardin des Tuileres grâce à une grue, le restaurant éphémère accueillera 22 convives du 11 au 15 septembre 2009, pour un repas inoubliable avec une vue sur Paris à couper le soufle.

Restaurant éphémère Paris - Dinner in The SkyVoilà déjà un beau programme, mais pour que l'expérience soit vraiment un GRAND moment, les papilles ne seront pas oubliées puisque 11 grands chefs étoilés se relaieront :

11 septembre 2009
Pierre Gagnaire, ouvrira le bal le 11 septembre à 12h00, remplacé par Marc Veyrat, qui s'est éloigné de ses sommets savoyards et de son Auberge de l'Eridan pour le service de 13h30 ;
Yannick Alléno viendra du Meurice pour trois dîners exceptionnelles à 19h00, 20h30 et 22h00 ;

12 septembre 2009
Guy Martin, du Grand Véfour, vous fera découvrir son talent pour un déjeuner inoubliable à 12h00 et 13h30 ;
Alain Passard, de l'Arpège, écrira la partition de trois dîners hors du commun à 19h00, 20h30 et 22h00

13 septembre 2009
Patrick Bertron viendra directement de Saulieu pour imaginer deux déjeuners à 12h00 et 13h30, dans la pure tradition du Relais Bernard Loiseau ;
Christian Sinicropi, jeune chef étoilé de l'Hôtel Martinez à Cannes, prendra le relais pour les trois dîners de 19h00, 20h30 et 22h00

14 septembre 2009
Loin de son Relais&Chateau à Vonas (01), Georges Blanc régalera ses convives à 12h00 et 13h30 ;
Frédéric Anton quittera le Pré Catelan pour orchestrer les trois dîners à 19h00, 20h30 et 22h00

15 septembre 2009
Michel Roth s'éloignera du Ritz pour rejoindre les Tuileries pour les déjeuners à 12h00 et 13h30 ;
Thierry Marx abandonnera le Château Cordeillan-Bages à Pauillac le temps de deux dîners fabuleux à 19h00 et 20h30
Enfin, à 22h00, pour la clôture, ce sont les chefs de l'Elysée, Bernard Vaussion et Guillaume Gomez, qui concocteront un dîner présidentiel dont les bénéfices seront reversés à la Fédération des Maladies Orphelines

Des dégustations de cocktail, orchestrées par Colin Field,, meilleur barman du monde, qui abandonnera le Bar Hemingway du Ritz pour l'occasion, ponctueront ces 5 jours.

Une dernière information avant de décider de vivre cette expérience épicurienne unique... le prix - peut-être un peu vertigineux lui aussi - pour un moment inoubliable au septième ciel : 924 € pour un dîner élaboré par un grand chef, 846 € pour une dégustation proposée par Colin Field, et 1400 € pour le dîner de clôture, dont 100 € reversés à la Fédération des Maladies Orphelines...

Pour être tout à fait honnête, je regretterai certainement de ne pas avoir fait cette expérience épicurienne hors du commun... Certes, le prix n'est pas accessible à tout le monde mais surtout... j'ai peur du vide !!!

Réservations sur http://www.cuisinecreative.com/ 

Bon appétit !!!



mercredi 05 août

Bientôt la rentrée... et ses foires aux vins !

Vigne et Sens - Stages d'oenologie - Promotion Foire aux Vins

Comme chaque année, la rentrée verra fleurir les foires aux vins dans toutes les grandes enseignes... Vins à déguster entre amis ou pour les grandes occasions, appellations prestigieuses ou méconnues, les foires aux vins sont toujours l'occasion de dénicher quelques bonnes affaires et de faire quelques dégustations...

C'est donc le moment idéal pour une initiation à l'oenologie, pour apprendre tout d'abord comment déguster un vin, comment reconnaître un vin de qualité, mais aussi comment choisir le vin en fonction du plat ou découvrir les spécificités du bordelais...

Pour cette rentrée 2009, Vigne & Sens a décidé de vous donner, amis dégustateurs, un petit coup de pouce pour être mieux armés dans cette traque des bons vins...

Profitez donc de nos promotions sur les stages qui auront lieu de septembre à novembre... Mettez tous les atouts de votre côté et venez "apprendre le vin et les mots pour le dire" !

A bientôt !


Corélie VINAULT



jeudi 02 juillet

Rencontre avec Jean Lenoir, créateur du Nez du Vin

Rencontre avec Jean Lenoir, créateur du Nez du VinC'est au cours d'une soirée oenologique très privée, dans un salon du Sénat, que j'ai eu la chance de rencontrer Jean Lenoir...

Si vous êtes déjà venu en stage chez Vigne & Sens, ce nom ne vous sera certainement pas inconnu... Jean Lenoir est en effet le créateur du fameux coffret "Le Nez du Vin" qui permet à tous les oenophiles, amateurs ou professionnels, d'éduquer leur odorat...

S'imagine-t-on qu'on peut trouver plus de 1000 molécules différentes dans les vins, et que dans un verre, on pourrait en détecter 300 ! Inutile d'essayer de les trouver juste avec votre nez...

Comme souvent dans les histoires de passion, cette aventure est née d'une rencontre, lorsque le peintre Henri Cueco a soufflé à Jean Lenoir l'idée de faire découvrir sa passion du vin. Né en Bourgogne, Jean Lenoir était en effet tombé dedans tout petit, si je peux m'exprimer ainsi ! C'est ainsi que commencèrent les premières initiations à la dégustation à la Maison de la Culture de Châlon sur Saône, au cours desquelles les interrogations fréquentes des amateurs de vin sur les arômes ont fini de faire germer l'idée géniale de créer un outil pour éduquer son odorat aux arômes du vin...

 

Lorsque vous écoutez Jean Lenoir évoquer son aventure, c'est en effet la passion qui parle... Et soudain, tout un monde de parfums s'ouvre devant vous... Un verre à la main, le voilà qui analyse le vin comme le font les professionnels, mais les arômes prennent ici une importance nouvelle...

 

Comment sont faits ces arômes du Nez du Vin ? Cette question revient fréquemment en stage... Je l'ai donc posée à Jean Lenoir... Avec un air un peu malicieux, il m'a soufflé dans un sourire "c'est un secret"... avant d'expliquer... Prenons par exemple l'arôme de poire. Poire et vin sont composés de plusieurs centaines de molécules, plus ou moins odorantes, plus ou moins présentes, dont certaines sont communes à l'une et à l'autre. L'une de ces molécules, l'acétate d'hexyle, se retrouve dans les deux, et est justement la molécule dominante responsable de l'arôme que nous identifions comme celui de la poire. C'est le travail du chimiste de réussir à isoler cette molécule pour que nous puissions entrainer notre odorat...


Certains arômes sont plus difficiles à isoler, tout simplement parce qu'il n'y a pas une molécule dominante mais une combinaison complexe de molécules. Dans ce cas-là, le processus est plus compliqué et Jean Lenoir fait appel à des "nez" de la parfumerie pour reproduire la sensation olfactive la plus proche. Voilà pourquoi certains arômes nous semblent très fidèles et d'autres nous semblent un peu "artificiels"...

Pourquoi ne sommes-nous pas tous égaux au jeu de reconnaissance des arômes ? Tout d'abord, parce que la mémoire est ici l'élément fondamental. Chacun avec notre histoire, notre odorat s'est développé au fil de nos souvenirs. Je me rappelle qu'il y a quelques années, je me suis arrêtée net dans un jardin. Fermant les yeux, je me suis tournée dans la direction d'où venait l'odeur responsable de ce souvenir soudain : "c'est un buisson à escargots"... Il faut que je vous explique que lorsque j'étais petite, je jouais beaucoup avec les escargots, près d'un buis... C'est cette odeur de buis qui m'était soudain revenue d'un coup avec un souvenir... Aujourd'hui, à coup sûr, j'identifie l'arôme de buis sans me tromper !

Ensuite intervient le seuil de perception de chacun. Vous avez surement fait l'expérience un jour ou l'autre : vous sentez quelque chose, agréable ou désagréable, et votre voisin ne sent rien. C'est juste que vous avez un seuil de perception très bas pour certains arômes et plus élevé pour d'autres.

Voilà qui devrait soulager les dégustateurs débutants, si frustrés lorsqu'ils ne trouvent pas un arôme. Vous avez identifié un arôme que le sommelier n'a pas cité ? Très bien, votre sensibilité à cet arôme est sans doute exacerbée grâce à un souvenir d'enfance et le sommelier n'y est pas sensible. Souvenez-vous que tout est une question de mémoire : si vous n'avez jamais senti un bourgeon de cassis, vous serez incapable de le retrouver dans le sauvignon ! Trouver un arôme même très familier quand on n'a pas l'aide de l'image peut s'avérer un exercice très difficile et frustrant, mais ce qui est rassurant, c'est de savoir qu'on peut y arriver avec un peu d'entrainement.

Et vous, quels sont vos souvenirs liés aux arômes ?


Corélie VINAULT



lundi 29 juin

Accords mets et... thés

Si vous êtes amateur de thé, voilà un livre indispensable. On y découvre la culture du thé de la Chine à la Mer du Japon, de l'Asie Centrale au Royaume-Uni...

Connaissez-vous la différence entre les différentes couleurs de thés ?

Le thé blanc est le plus naturel, celui sur lequel l'homme intervient le moins. Une fois récolté, il est étalé sur de grandes claies de bambou à l'ombre pendant 2 ou 3 jours, le temps que le contact avec l'oxygène lui donne sa délicate couleur gris-vert. Les plus beaux crus ne sont récoltés que pendant une période de 2 semaines au printemps.

Le thé vert n'est pas oxydé. Il est passé à haute température afin de détruire les enzymes responsables de l'oxydation.  En fonction de la technique employée, le thé développera des arômes différets : arômes végétaux de légumes cuits pour la fixation à la chaleur sèche selon la méthode chinoise, des notes marines et végétales pour la méthode à la chaleur humide utilisée au Japon.

 

La transformation du thé jaune commence comme celle du thé vert, la fixation se faisant sous couvert de paille. Les feuilles de thé subissent ensuite une légère fermentation avant d'être roulées délicatements en aiguilles et séchées. Cette technique donne au thé des reflets vert-jaune, et des arômes fruités et fleuris. Il n'est produit que dans la province du Hunan, en Chie, sur l'île Jun Shan du Lac Dongting.

 

Le thé rouge est l'une des productions les plus répandues. Appelé thé noir en Occident en raison ses feuilles marron foncé, les Chinois le nomment thé rouge car, une fois mouillées, les feuilles prennent une teinte fauve. C'est un thé complètement oxydé, ce qui donne un goût charpenté, une amertume moindre, des arômes plus lourds.

 

Le thé bleu-vert, ou wu long, est semi-oxydé, à mi-chemin entre le thé vert et le thé rouge. Selon le degré d'oxydation atteint, on obtiendra des thés aux arômes très différents. Wu Long signifie "dragon noir". La légende raconte qu'un planteur se promenait dans son jardin lorsqu'il vit sortir un immense serpent noir d'un théier. Pensant qu'il s'agitssait d'un signe du destin, il arracha quelques feuilles de cet arbuste, les goûta... le premier thé wu long était né... Après la phase d'oxydation, de nombreux wu long sont ensuite torréfiés, pour obtenir des notes grillées à la dégustation, très appréciées surtout en Chine.

 

Le thé noir est le seul thé de garde, qui peut se bonifier en vieillissant, et qui subit une fermentation qui pourrait se comparer à la fermentation alcoolique du vin. Comme pour le thé vert, les pousses de thé sont passées à haute température dans de grands woks, pour détruire les enzymes responsables de l'oxydation. Elles sont ensuite entreposées dans une salle à 25°C minimum, humidifées et couvertes d'un linge humide couverte de paille. C'est alors que commence la fermentation, étape essentielle pour développer le bouquet du thé. Elle dure plusieurs jours, puis le thé est séché, suivant deux techniques selon ce que l'on souhaite en faire :

- les thés noirs en vrac sont séchés plus rapidement, soit en accéléré pendant quelques heures dans des fours à 70°C, ce qui donnera des thés inaptes au vieillissement, soit naturellement pendant plusieurs jours à quelques mois, pour des thés aptes à vieillir 1 ou 2 ans ;
- les thés noirs compressés qui sont séchés beaucoup plus longtemps, pour un affinage pouvant aller jusqu'à... un siècle ! Une fois fermentées, les feuilles seront mises dans des moules, arrosées puis stockées dans des caves à l'hygrométrie élevée. C'est le séchage qui stabilisera le thé et arrêtera l'affinage.

Le vocabulaire de la dégustation du thé n'est pas très loin de celle du vin... Astringent, gras, plat, moelleux, rond, charpenté... De même, comme dans le vin, on trouve des grands crus...

Plus étonnant, des recettes sont proposées, avec des accords thé, mets et vins... A tester donc par exemple, un magret de canard laqué au thé rouge d'Inde Assam de printemps, céleri et pommes en purée, à déguster avec un Assam de printemps chaud et un Cornas... Le thé comme alternative au vin ? Pourquoi pas quand on ne peut pas boire d'alcool, mais quand même, il me semble que si le thé n'a rien à envier au vin en matière de diversité d'arômes, je ne suis pas sure qu'en bouche, on ait le même plaisir... Promis, je teste et je vous en parle après !

Je ne vous ai pas encore parlé des photos illustrant ce superbe livre... Elles sont magnifiques et vous font voyager partout où le thé est entré dans la tradition de la convivialité. Poésie, invitation au voyage, invitation à la dégustation, ce livre est un vrai bonheur pour tout savoir sur le thé...

Bonne lecture... et bonne dégustation !


Corélie VINAULT



mardi 23 juin

OFFRE SPECIALE : Atelier des Terroirs - Découverte des vins de Bourgogne - Samedi 27 juin 2009

SAMEDI 27 JUIN 2009 de 15h00 à 18h00

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Venez découvrir les spécificités d'un vignoble incontournable : la Bourgogne... Après un petit jeu de reconnaissance des arômes, grâce au Nez du Vin des Editions Jean Lenoir, vous entrez dans les secrets de la Bourgogne :

. Les cépages
. Les appellations
. Le climat
. Le classement

Une dégustation de 3 vins blancs et 3 vins rouges représentatifs de leurs terroirs, et la Bourgogne n'aura presque plus de secret pour vous !

Profitez vite des dernières places à un prix exceptionnel :

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jeudi 18 juin

Accords Mets et Vins : Tartelettes au citron vert et Muscat de Rivesaltes

Vigne et Sens - Accords Mets et VinsGourmande comme je suis, je ne pouvais qu'être tentée par cette recette de Tartelettes au Citron Vert proposé par Régal (n° 27) : des spéculos pour le fond de tarte, du lait concentré sucré pour la crème au citron... Tout ce que j'adore !

J'en ai fait de petites bouchées, grâce à des petits moules en silicone que j'ai reçus en cadeau pour mon anniversaire... et le résultat est très réussi, joli à regarder, et on n'a pas l'impression d'être trop gourmand, on peut même en manger plusieurs...

Pour les accompagner, un vin sucré s'impose, mais il lui faudra tout de même une bonne fraicheur pour compenser l'impression de gras du dessert. J'ai choisi un Muscat de Rivesaltes 2006, du Domaine Boudau  . La robe est d'un jaune pâle aux reflets dorés, le nez est aromatique, sur des notes d'amande, de fleurs blanches, de pêche blanche, de miel. En bouche, le vin est onctueux, une agréable fraicheur compense le moelleux.

Côté tartelette, que du plaisir ! Le fond de tarte aux spéculoos s'effrite délicatement dans la bouche, un léger goût de sel titille les papilles, la crème grasse et fondante est délicatement partumée. Je me régale ! A noter toutefois que pour mon prochain essai, je mettrai une couche un plus fine de pâte aux spéculos, et plus de zestes de citron vert... Mais c'est surtout parce que je suis très gourmande et que j'adore le contraste entre le gras et l'acidité de cette crème au citron... Et je rajouterai même une petite couche de meringue à faire dorer au chalumeau.  Bref, c'est délicieux. C'est d'abord le biscuit qui domine, puis une fois avalé, les arômes de citron remontent avec force.

Pour l'accord, aucune faute, c'est certain ! Le vin rehausse les arômes de citron rendus un peu discrets par le biscuit, la fraicheur compense le gras de la crème.

Je vous livre ici la recette :

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 15 minutes
Réfrigération : 2 heures

Pour 4 tartelettes (ou 15 mini bouchées) :

3 citrons verts
150 g de spéculos
60 g de beurre (salé, c'est meilleur !)
2 oeufs + 1 jaune
300 g de lait concentré sucré

Aux fourneaux :

Mixez les spéculos pour les réduire en poudre fine. Ajoutez le beurre mou. Mixez à nouveau. Ramassez la pâte en boule et divisez-la en 4 morceaux. Etalez-les dans 4 moules à tartelette en prenant soin de bien recouvrir le fond et le bord des moules d'une couche régulière de pâte. Réservez 15 minutes au réfrigérateur.

Préchauffez le four sur th. 6 (180 °C)

Rincez 1 citron vert, séchez-le. Râpez finement son zeste. Pressez 2 citrons.

Fouettez 2 oeurs entiers avec le jaune, le lait concentré sucré, le zeste et le jus des citrons verts Versez le mélange dans les moules. Faites cuire 15 minutes au four. Laissez refroidir puis placez au froid au moins 2 heures avant de servir.

D'autres recettes de tartes au citron glanées sur le net :

- Celle d' Auntie Jo, avec des quantités un peu différentes, et des citrons jaunes
- Une variante avec des sablés chez Nanou
- Celle du pro Raymond Blanc

Bon appétit !


Corélie VINAULT



lundi 15 juin

Il pleut, il pleut, bergère...

Après un dimanche ensoleillé où il y avait un stage (de dégustation des vins bien sûr !) - oublié donc le transat bien tentant dans le jardin et le barbecue aux effluves gourmandes - , voici lundi qui se lève sur une pluie battante, qui me donne envie de fredonner "le lundi au soleil, c'est une chose qu'on n'aura jamais - Chaque fois c'est pareil, c'est quand on est derrière les carreaux, quand on travaille que le ciel est beau..." 

Et puis en sortant dans le jardin, l'odeur d'herbe mouillée, de terre remuée par la pluie, m'a instantanément ramenée au pays des souvenirs, lorsque plusieurs étés de suite, lorsque j'étais enfant, nous sommes allés en vacances à la campagne, pour enfiler presque chaque jour nos bottes en caoutchouc et nos K-ways en raison de la pluie qui tombait sans discontinuer... Mais rien ne nous décourageait et nous partions quand même en balade, à la recherche d'escargots que ma tante affamait ensuite de la plus cruelle des manières (depuis, je ne mange plus d'escargots, ça vous étonne ?)...

Bon, je m'égare... Ce retour en enfance, juste par la magie des parfums de cette journée pluvieuse, m'a donné envie d'une cuisine "de campagne", de clafoutis aux cerises, de hachis parmentier, cette cuisine simple et savoureuse que nous concoctions justement en vacances...

A la recherche de quelques recettes donc, je suis tombée sur un blog extraordinaire : www.cuisine-campagne.com, créé par Lilo... On y trouve évidemment des recettes de cuisine mais pas seulement, on y parle également d'art de vivre à la campagne, et de plantes sauvages dont Lilo fait largement usage dans ses recettes...

Pour couronner le tout, les photos y sont superbes, cela ne vous étonnera pas : je suis très sensible à la qualité esthétique des blogs ! Rien de tel pour me mettre en appétit !


Donc, en ce lundi pluvieux où je lève un peu le pied après un week-end un peu "speed", j'ai choisi de tester les Pancakes à la Ricotta, fruits d'automne rôtis et miel d'oranger de Sicile tout simplement parce que depuis quelques semaines, je suis devenue une "pancake-addict" : pas un goûter en famille, les week-ends où j'ai la chance de pouvoir être à la maison, sans ces petites crêpes moëlleuses si faciles à faire, grâce à la recette de Tartin' & Chocolat ! Alors évidemment, la saison ayant quelque peu changé depuis que Lilo a mis sa recette en ligne, il va sans doute falloir que j'improvise avec les fruits de saison... mais je réessaierai à l'automne, promis ! Les photos sont évidemment celles de Lilo - j'espère qu'elle ne m'en voudra pas de cet emprunt - pour vous mettre vraiment en appétit et vous donner envie de vous précipiter sur son blog !

Evidemment, voilà une recette qui s'accomoderait fort bien d'un Muscat de Rivesaltes 2006 du Domaine Boudau que j'ai dans la cave, mais d'une part, je le réserve pour une autre recette, et d'autre part pour le goûter, restons sobre ! Un thé Darjeeling Junpana récolte d'été, aux notes fleuries, légèrement boisées, s'accordera très bien avec ces fruits sucrés et miellés.

Bon appétit !


Corélie VINAULT 



mardi 02 juin

Une fois n'est coutume... Thon sur pattes... ou sur pâtes

Je vous ai déjà parlé de Renaud, mon fromager... Gourmand, gourmet, curieux de découvrir de nouvelles saveurs, il n'est pas rare qu'entre deux découvertes fromagères, il me glisse une petite nouveauté à déguster... D'où cette nouvelle rubrique : les dégustations de Renaud... Promis, quelques dégustations de fromage sont en préparation, c'est incontournable...

Pour ce soir, petite dégustation de thon à l'huile d'olive... Soyons honnête, lorsque Renaud m'a parlé de son thon, avec enthousiasme comme à son habitude, d'un air gourmand, en m'assurant que ses clients s'arrachaient les bocaux, j'avoue avoir été un peu sceptique... Certes, j'aime bien le thon mais j'ai soupçonné Renaud d'en faire un peu trop... Pardon Renaud !

Donc, exceptionnellement, voici une petite recette - j'en mets très rarement - parce que je ne voulais pas gâcher ce thon en le transformant en terrine... et que je ne m'attendais pas au succès rencontré auprès du jury très critique composé par ma pette famille (pire que pour un Diner Presque Parfait, vous pouvez me croire !).

Pour 4 personnes :

200 g de cheveux d'ange
2 cubes de bouillon de légumes
1 bocal de thon Olasagasti (Bonito del Norte à l'huile d'olive)
12 tomates cerises
5 champignons de Paris frais
4 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
3 cuillères à soupe d'herbes (ciboulette, estragon...)
2 cuillères à soupe d'huile
Sel, poivre

Faire cuire les cheveux d'ange dans un grand volume d'eau additionné de 2 cubes de bouillon de volailles. Les égoutter, ajouter quelques herbes.

Couper les tomates cerises en 4, les champignons en petits cubes, les mettre dans un bol avec le thon dont on aura gardé un peu d'huile, ajouter le vinaigre balsamique, les herbes, saler, poivrer.

Faire chauffer une poêle à feu vif, verser une cuillère d'huile dans la poêle et constituer des galettes avec les cheveux d'ange. Quand les galettes sont bien dorées, les retourner.

Déposer sur une assiette deux galettes de cheveux d'ange, et superposer du thon aux légumes.

Vous n'aurez pas de photo, je ne suis pas assez compétente dans ce domaine pour m'y risquer...

A la dégustation, essai réussi : le contraste entre les galettes croustillantes chaudes et le thon aux légumes froids est du meilleur effet, et il faut bien dire que ce thon est délicieux, vraiment savoureux. Ses arômes sont rehaussés par le vinaigre balsamique d'une part, et les herbes d'autres part, qui apportent fraicheur et saveur.

Le vin était rarement invité à ma table en semaine, à moins de recevoir quelques, il faudra que je refasse le test, la présence du vinaigre balsamique ne rendant évidemment pas les choses faciles... J'y réfléchirai et peut-être Emmanuel me prodiguera-t-il de précieux conseils...


Juste quelques mots sur Olasagasti, une entreprise espagnole aux méthodes artisanales... Née de la fusion de deux entreprises familiales créées dans les années 1920, Olasagasti allie méthodes traditionnelles et modernité des installations, pour élaborer des conserves haut de gamme, distribuées dans les épiceries fines... et chez Renaud bien sûr.

Question de Goûts
12 rue Saint-Hilaire
94210 La Varenne St-Hilaire
Tél 01 48 83 11 74

Bon appétit !


Corélie VINAULT



lundi 01 juin

Eclats de sucre roux au poivre de Penja... si simple et si bon !


Une amie a eu la bonne idée de m'offrir quelques pots d'épices de chez Terre Exotique. Voilà bien longtemps que j'avais remarqué ces jolis pots métalliques aux étiquettes raffinées, sans me laisser tenter...

J'ai donc testé ce midi, de la façon la plus simple possible, les Eclats de Sucre Roux au Poivre de Penja. Je vous livre les explications fgurant sur la contre-étiquette du pot.

Sucre de canne
La canne à sucre est une plante vivace qui peut atteindre 5 mètres. De septembre à novembre, les tiges arrives à matuité sont coupées à la main, puis broyées. le jus de canne, appeé "vesou", est obtenu au terme de plutiples opérations techniques. Il est purifié,concentré et cristalisé sans aucune altération ni transformation chimique.

Son origine
Sur l'ile de la Réunion, dans l'archipel des Mascareignes, la canne à sucre s'épanouit sous un climat chaud et umid, dans un sol rich et bien irrigué.

Le poivre de Penja
Le site de Terre Exotique nous livre plein d'informations intéressante sur les épices. On y apprendre que le poivrier est une liane qui pousse sur un tuteur. Arrivée à maturité, sa baie est débarrassée de sa peau et devient le poivre blanc.

Dégustation
L'association du poivre avec les fraises n'est pas une nouveauté, certes... Mais quand l'été approche, je ne peux pas résister aux arômes sucrés des fraises sur les étals du marché... Quelques fraises donc, arrosées d'un jus de citron et saupoudrées de sucre avant d'être réservées dans un endroit pour qu'elles libèrent toute leur saveur... Au moment de déguster, du sucre roux au poivre de Penja et quelques feuilles de menthe ciselées... Simplissime mais fabuleux... Le poivre rehausse divinement les arômes des fraises et de la menthe, et développe sa propre saveur en finale.

D'autres idées savoureuses alliant le sucre roux au poivre de Penja...

. Les "Star-telettes" fondantes poire et amande au poivre de Penja de Rita
. L'ananas au Jurançon et aux épices de Pascale Weeks

Bonne dégustation !

http://www.terreexotique.fr


Corélie VINAUT



jeudi 21 mai

Oenologie : des cépages aux noms curieux...


Vous connaissez tous le chardonnay,  le cabernet sauvignon, le merlot... Mais connaissez-vous le morillon blanc, le bouchet, le petit merle ? Eh bien, ce sont les mêmes, avec des noms locaux ! Allez, quelques éclaircissements sur ces "pseudo" des stars des cépages :


. Le Breton est le nom donné au cabernet franc à Chinon

. Le Bouchet est le nom donné par certains vignerons Saint-Emilion au cabernet franc et au cabernet sauvignon ! Allez vous y retrouver !
. Le Bourguignon blanc évoqué en Anjou est le melon
. Le Catalan que vous trouverez dans l'Aude est en fait le carignan
. L' Epinette connue des champenois de la Marne est du chardonnay
. Le Melon Blanc du Jura est également du chardonnay
. Le Morillon Blanc, c''est encore le chardonnay... Quelle star !
. Le Muscadet, c'est le melon dans le pays nantais.

. Le Navarre désigne le cabernet sauvignon en Dordogne
. Le Négron pour les provençaux est le mourvèdre
. Le Pineau de la Loire est le chenin
. Le Sauvignon Rouge évoqué dans le centre, c'est tout simplement le cabernet sauvignon
. Le Serine connu en Côte-Rôtie est la syrah

La liste est loin d'être exhaustive ! Alors ne vous étonnez plus, au cours de vos balades viticoles, d'entendre parler de cépages étranges...

Bonne dégustation !


Corélie VINAULT



lundi 18 mai

Cours d'oenologie : calendrier juin/juillet 2009

L'été approche, peut-être irez-vous vous balader dans des régions viticoles où vous aurez l'occasion de déguster des vins... C'est l'occasion de vous inscrire à un prochain stage pour vous initier ou perfectionner votre connaissance des vins.

Découverte de la Dégustation des Vins

-  Samedi 13 juin 2009 de 10h00 à 13h00 (*) ou de 15h00 à 18h00
-  Dimanche 14 juin 2009 de 15h00 à 18h00 
-  Samedi 27 juin 2009 de 10h00 à 13h00 (*)
-  Samedi 4 juillet 2009 de 15h00 à 18h00
-  Samedi 18 juillet 2009 de 15h00 à 18h00
-  Dimanche 19 juillet 2009 de 10h00 à 13h00 (*) de 15h00 à 18h00

(*) Vous ne dégusterez pas de vin à 10h00 : les dégustations pratiques ont lieu en deuxième partie de stage, vers 11h30, l'heure de l'apéritif !


Accords Mets et Vins


- Samedi 23 mai 2009 de 15h00 à 18h00
- Dimanche 28 juin 2009 de 15h00 à 18h00
- Samedi 25 juillet 2009 de 15h00 à 18h00





Journée Vigne et Sens

de 10h00 à 13h00 et de 14h30 à 17h30

 

- Samedi 6 juin 2009
- Dimanche 5 juillet 2009



Ateliers des Terroirs : la Découverte des vins de Bourgogne

Nos Ateliers des Terroirs ont lieu tous les deux mois


Prochain atelier :

- Samedi 27 juin 2009de 15h00 à 18h00




Pour vous inscrire, cliquez ici.

Bonne dégustation !


Corélie VINAULT


dimanche 17 mai

Oenologie : qu'est-ce que le collage ?

Peut-être avez-vous déjà entendu un vigneron vous indiquer fièrement que son vin n'était pas "collé", sans oser lui demander de quoi il s'agissait ? Sur certaines bouteilles de vins également,  la mention "ni collé, ni filtré" est parfois ajoutée. De quoi s'agit-il ?

La majorité des consommateurs préfère des vins avec une bonne limpidité, sans trouble ni dépôt.Une fois la vinification accomplie, le jus de raisin transformé, le vin n'est pas limpide. De nombreuses matières s'y trouvent en suspension : levures mortes, bactéries, cristaux, débris végétaux... Sans remettre en question la qualité du vin, ce n'est pas très "vendeur"... Le vigneron décide donc souvent de "clarifier" le vin par collage, c'est-à-dire par l'ajout d'une "colle" - le plus souvent des protéines (blanc d'oeuf, colle de poisson, caséine - protéine du lait...) - ce qui va avoir pour effet d'entrainer vers le fond de la cuve toutes les particules en suspension, par précipitation.

La difficulté est que cette action, qui certes rend le vin plus limpide, lui enlève également certains éléments de caractère : tanins, anthocyanes (pigments donnant la couleur au vin), d'où la volonté de certains vignerons de ne pas "coller" leur vin de façon à garder tous ses éléments de caractère. Ces vins laissent donc souvent apparaître un léger dépôt.

La colle classique dans les vins rouges de qualité, en particulier dans le Bordelais, est le blanc d'oeuf. 3 à 8 blancs d'oeufs battus sont ajoutés à chaque barrique.


Imaginez donc le nombre de jaunes perdus !... Perdus ? Allons donc... Quelle est la grande spécialité pâtissière de Bordeaux ? Les canelés... avec un seul N s'il vous plait, depuis qu'une confrérie du Canelé à Bordeaux a supprimé le deuxième N et déposé le nom pour mieux affirmer l'identité de ce petit gâteau régional... La recette des canelés donc, est intimement liée à l'histoire du vin à Bordeaux. En effet, c'est un moyen gourmand d'utiliser les jaunes d'oeufs restants !

Quelques recettes glanées sur le net, pour ceux qui voudraient essayer...

. celle de
Gustave
. celle d'Anne sur Papilles et Pupilles

Bon appétit !



Corélie VINAULT



dimanche 10 mai

Blog : Toque Toques ! Si beau, si bon...

C'est en surfant de blogs en blogs que j'ai découvert Toque Toques !... Une fois la porte franchie, comment vous dire... j'y ai passé un certain temps, passant d'une recette à l'autre, découvrant des photos si appétissantes que je ne savais que choisir ! Vous savez que pour moi, l'esthétique est essentiel, et là, je suis servie !

Toque Toques !, c'est une affaire de famille : Cécile, passionnée de cuisine et de photo, a trouvé une merveilleuse façon de combiner ses deux passions,  aux fourneaux et derrière l'objectif ; Aymeric, son mari, administre le blog pour un résultat savoureux...

S'inspirant largement des recettes de Laurence Salomon, Cécile en a pour tous les goûts, des sucrées et des salées, des simples et des plus compliquées... toujours mises en photo avec beaucoup de délicatesse. Jugez-en plutôt... J'emprunte à Cécile quelques photos pour vous mettre en appétit...

Pour ce week-end, je me suis laissée tenter par le Crumble de Lapin aux Poireaux et aux Noisettes . J'avoue avoir fait deux petites entorses à la recette de Cécile, en troquant les flocons d'avoine par des céréales au blé complet et en ajoutant de l'estragon...

Parlons tout d'abord du plat, un subtil mélange de saveurs et de textures. La viande, cuite au four dans un bouillon de légumes, est merveilleusement moelleuse.

Pour accompagner ce plat, j'ai choisi une Clairette du Languedoc 2005, du Domaine La Croix Chaptal, la cuvée Vieilles Vignes. Il a une robe d'un beau jaune soutenu aux reflets dorés, souvenir du soleil de sa région d'origine. Le premier nez, aromatique, est sur les fruits blancs, les fleurs blanches, la réglisse. Après aération, les fruits secs se révèlent, l'amande fraiche, l'olive verte. En bouche, un vin rond, gras,avec une très légère amertume en finale. Il  relève délicieusement les arômes de noisette du crumble ainsi que les herbes.

Amuse bouche rouget melonAllez, quelques autres recettes de Toque Toues que je ne vais pas tarder à essayer : les Amuse-Bouche Melon-Rouget, accompagnés d'un sorbet melon-basilic, que je réserve pour un prochain dîner estival, le Soufflé aux Petits Pois et à la Menthe, qui sera une bonne occasion d'utiliser la menthe fraiche qui embaume dans mon jardin, et évidemment, irrésistible, la ... Panna Cotta "Mont-Blanc" aux arômes de marrons et cognac...

Bon appétit !


Corélie VINAULT





mardi 05 mai

Le salon des vins des Lycées Viticoles à Avize


La relève est là ! Pour s'en convaincre, rien de tel qu'un petit tour en Champagne ce week-end, au salon des vins des Lycées Viticoles.

Pour la modique somme de 5 euros, on vous remettra un verre INAO pour profiter de la dégustation de plus de 40 vins de différentes appellations, issus de 21 lycées viticoles.

A noter donc dans vos agendas pour ce deuxième long week-end de mai, ce samedi 9 mai de 10h00 à 19h00, et dimanche 10 mai de 10h00 à 17h00, dans les locaux du Champagne Sanger.

Pour tout savoir, c'est ici : http://www.salondesvinsavize.fr/



mercredi 29 avril

Restaurant : ...Appetito à St-Maur-des-Fossés (94)

Oh la la, je m'aperçois que cela fait plus d'un mois que je n'ai pas posté de billet !!! Je me suis laissée aller au fil de l'eau, les vacances scolaires, l'arrivée du printemps... et un surcroit de travail ! Eh oui, le temps passe trop vite ! Allez, pour me faire pardonner, je vous emmène faire un petit tour en Italie...

Appetito - Restaurant italien à Saint Maur des Fossés...car Appetito, c'est un restaurant italien, et j'insiste sur cette dénomination car il n'est pas question ici d'une pizzeria. D'ailleurs, vous ne trouverez pas de pizza à la carte.

L'idée est simple mais il fallait y penser : des produits de qualité, des plats limitant au maximum la transformation de la matière première, des saveurs intactes.

Côté décor, une ambiance épurée, intime avec des bougies sur chaque table, contemporaine avec des couleurs chaudes et acidulées - chocolat et jaune citron, des petites tables pour dîners en amoureux...

Le patron est un personnage incontournable, qui vous met l'eau à la bouche avant même d'avoir vu les plats. Il parle de sa cuisine avec tant d'enthousiasme qu'on le laisserait presque choisir les plats les yeux fermés !

Pour cette nouvelle visite chez Appetito, je me laisse tenter par une assiette de Bresaola, olio e limone. Pour les non initiés, la bresaola est de la viande de boeuf salée, poivrée et épicée, séchée pendant un à trois mois. Elle est ici simplement servie avec de la roquette et des copeaux de parmesan. Le rouge rubis éclatant du boeuf, le vert de la roquette et le blanc du parmesan constituent un superbe et appétissant drapeau italien ! Côté quantité, il me semble qu'ils se sont trompés en cuisine et qu'ils ont prévu une assiette pour plusieurs convives ! Gourmande comme je suis, et tout étant très bon, j'en viens quand même à bout... mais je n'ai plus beaucoup de place pour les pâtes qui arrivent !

Voilà donc mon plat, des Gemelli alla normaLes gemelli sont ces petites pâtes en spirales. Elles sont accompagnées d'une sauce à base de tomates, d'aubergines, de basilic et de ricotta. Délicieuses, cuites al dente comme il se doit, ce sont toutes les saveurs de l'Italie que nous dégustons...

Enfin, comment pourrais-je résister au Tiramisu. Pour l'avoir déjà goûté, je sais qu'il est ici divin, il fond dans la bouche, le mascarpone est aérien... et copieusement servi évidemment... mais hors de question de flancher et d'en laisser même une cuillère ! Allez, une petite marche dans la douceur du soir permettra peut-être de digérer ce délicieux repas !

 

Je sens qu'une question vous brûle les lèvres... Et le vin ? Un vin italien, évidemment, ...Appetito mettant à l'honneur une majorité de produits venant directement de là-bas... Nous suivons le conseil du patron, qui nous recommande un vin en DOC ( Denominazione di Origine Controllata, l'équivalent de nos AOC) Valpolicella Classico Superiore de 2007, du Domaine de Luigi Righetti, la cuvée Campolieti. L'ambiance tamisée ne permet pas de bien voir la robe du vin, mais elle nous apparait tout de même d'un beau rouge cerise. Le nez est étonnant, puissant, sur des arômes de café très prononcés, suivis de fruits rouges compotés. D'un bout à l'autre du repas, il accompagne parfaitement les plats, en rehaussant les différentes saveurs.

Bon à savoir... Nous n'avions pas fini notre bouteille de vin... Pas de problème, un joli petit sac et nous remportons le reste pour une prochaine dégustation à la maison. Sympa, non ?

Alors... buon appetito !

...Appetito

Place de la Louvière
94100 Saint-Maur-des-Fossés
Tél : 01 48 89 28 24

 

(Quelques images ici)



Corélie Vinault



lundi 23 mars

Restaurant : La Table des Blot à Dampierre (78)

La Table des Blot Dampierre13 ans de mariage, noces de muguet ! Une parfaite occasion pour une petite escapade en amoureux dans la Vallée de Chevreuse, à la découverte de petits villages adorables...

Pour le déjeuner, nous nous arrêtons à la Table des Blot... Pour ceux qui, comme moi, penseraient immédiatement à Jacky du même nom, vigneron de talent à Montlouis, le mystère est vite levé : bien que certains de ses vins figurent à la carte, Jacky BLOT n'est pas parent avec nos hôtes.

Ceci éclairci, venons-en à notre pause gastronomique... Car il s'agit bien ici de gastronomie, tant le talent de Christophe BLOT offre à nos yeux et à nos papilles de véritables tableaux de saveurs, rajeunissant des recettes traditionnelles, imaginant des associations inventives...

Avant de vous parler de nos assiettes, laissez-moi vous parler un peu du cadre. Sur la base très traditionnelle de l'ancienne Auberge du Château - le château de Dampierre se trouve juste en face -, Sylvie BLOT a su donner un air très contemporain à la salle du restaurant, choisissant avec goût des objets sobres et raffinées, une vaisselle épurée...

Pour nous mettre en appétit, on nous sert une petite mousse de saumon délicieusement fondante, accompagnée d'une petite salade parfumée aux herbes fraiches (ciboulette, estragon...), et d'une émulsion de crustacés aérienne, le tout surmonté de pommes gaufrettes croustillantes.

Le pain est fait maison, au lard et olives vertes d'une part, à la bière et au sel de Guérande d'autre part. Voilà un raffinement de plus que nous apprécions particulièrement.

Bien, j'espère que tous ces préambules vont ont donné faim ! J'en viens enfin au plus intéressant. Pour commencer, je me laisse tenter par  une Tête de Veau Pressée Tiède, Parfumée au Gingembre, Ravigote et Vinaigre Balsamique... Ce plat traditionnel prend un petit air nouveau grâce au gingembre apportant une petite note amère et épicée savamment dosée - heureusement pour moi : j'ai pris un risque, je n'aime pas le gingembre... Pari réussi, l'équilibre est parfait, le gingembre pas trop présent, juste assez pour donner au plat une saveur nouvelle.

Quant à mon petit mari, il savoure des Escargots de la Vallée, Pieds de Cochon, Châtaigne Emulsionnée... L'alliance de saveurs est étonnante, l'émulsion de châtaigne est une merveille de légèreté. Il en redemanderait presque !

Je continue avec un Filet d'Agneau cuit au Four, Radis Blanc, Vin Rouge réduit et Poireau. Quel plaisir pour les yeux ! Chaque assiette est composée telle un tableau, ou mieux une sculpture, on hésite à y toucher ! Malheureusement, nous avons oublié l'appareil photo... La viande, rosée, est cuite à la perfection. Ici encore, l'accompagnement fait de ce plat une combinaison de saveurs étonnante : un lit de coriandre fraiche et de câpres grillées parfume la viande merveilleusement. Je me rends compte que j'emploie beaucoup de superlatifs, mais c'est mérité !

Pour accompagner le plat, nous optons pour Pauillac 2004 - Lacoste Borie, second vin du Château Grand Puy Lacoste. Une robe d'un beau grenat profond, aux reflets légèrement rose saumon, dénotant un début d'évolution, un premier nez discret qui se développe à l'aération, sur des fruits rouges - framboises, fraises des bois -, des épices, des notes torréfiées, une bouche toute en rondeur, avec des tanins encore bien présents mais néanmoins élégants. Avec le plat, l'accord est tout à fait réussi, les arômes du plat et du vin se mêlent avec bonheur, les tanins sont asouplis par la viande.

Enfin, le dessert... Un Tiramisù (je ne résiste jamais à ce dessert) "Mascarpone-Café" - jusque là, rien de très nouveau -, Espuma Griottines, Madeleine... L'association m'intrigue, je tente l'expérience... Une assiette à la présentation toujours aussi impeccable arrive, avec une verrine présentant en couches successives le macarpone, le biscuit au café, des griottes, l'espuma de griottines et des zestes de citron vert... Je prends une première bouchée en oubliant le citron vert. L'association est savoureuse, les contrastes de textures intéressants... Deuxième bouchée... J'y ajoute des zestes de citron et là... OUAH !... Le cri du coeur, ou plutôt des papilles ! Tout est changé, exalté, magnifié, que sais-je encore... Pour emprunter une expression  tendance, c'est une "tuerie" ! Quant aux petites madeleines qui accompagnent ce divin dessert, elles sont tout simplement exquises, d'un moëlleux, d'un fondant !...
La Table des Blot Dampierre
Vous vous en doutez, après tout cela, nous n'avons plus tout à fait faim ! Oui, mais apparaissent soudain devant nous deux tuiles aux amandes géantes, fines, craquantes,  un point final tout en légèreté à ce repas très gastronomique ! Gourmands, les Vinault ? Oui, et fiers de l'être quand il s'agit de telles saveurs... Nous dégustons ces tuiles jusqu'à la dernière miette !

J'oubliais, le service est impeccable, l'accueil chaleureux, le chef fait même un petit passage dans la salle...

Je pense qu'il n'est pas besoin d'en rajouter : vous vous arrêterez surement à la Table des Blot quand vous passerez par  Dampierre !

Bon appétit !

La Table des Blot
Auberte du Château
1 Grande Rue
78720 Dampierre
Tél : 01 30 47 56 56
Site :
www.latabledesblot.com


Corélie VINAULT



mercredi 11 mars

Grom, les meilleures glaces du monde, enfin à Paris

Grom, les meilleures glaces du mondeJusqu'à il y a quelques mois, en bonne parisienne, les meilleures glaces étaient pour moi celles de Berthillon, le seul glacier que je connaissais où l'on fait la queue même en hiver...

Oui, mais voilà, l'été dernier, nous sommes allés en Italie. Qui dit "Italie" dit "Gelati"... Notre guide mentionnait un glacier incontournable à Florence, Vivoli, que nous avons cherché en vain pendant des heures. Enfin, n'y tenant plus, je me décide à utiliser mes rudiments d'italien pour interroger deux carabinieri sur la Piazza del Duomo . "Vivoli, vous voulez vraiment aller chez Vivoli ?" me demande mon interlocuteur... Moi, embarrassée : "eh bien, dans le guide, il est écrit qu'il faut aller chez Vivoli". "Moi, j'en connais un bien mieux, le meilleur" me répond-il avec un air de chat qui vient de lécher de la crème... Que voulez-vous ? Gourmands comme nous sommes, voilà une affirmation qui ne pouvait que nous interpeler ! Nous voici donc partis à la rechercheGrom, les meilleures glaces du monde de Grom... Il faut bien avouer que là où se trouve la boutique, dans une sombre ruelle bien à l'abri des touristes, on pourrait se dire qu'ils ne vont pas attirer grand-monde... avant de voir la foule qui fait la queue à l'entrée... Rebrousser chemin ? Pour rien au monde...

Alors que vous dire ? Evidemment, il faut goûter pour se rendre compte que ce ne sont pas des glaces comme les autres. Voilà Berthillon cruellement détrôné ! Tout d'abord les parfums sont extraordinaires, uniquement à base de produits de saison. Les sorbets aux fruits sont exquis, on croirait mordre dans le fruit directement. Les crèmes glacées sont fabuleuses... Jusque là, me direz-vous, on ne voit pas en quoi Grom se démarque... Oui mais voilà, Grom a un secret... Allez, je vous le dis... La glace est battue avant d'être servie, et je peux vous dire que chez Grom, ils ont le tour de main, j'en avais mal au bras pour eux ! Après ce traitement, la glace est donc aérée, je dirais même aérienne, fondante, extraordinaire... tellement extraordinaire que nous n'avons pas pu quitter l'Italie sans regoûter un peu de ce velours glacé... plus de 100 km en voiture juste pour manger une glace... Si, si, c'est possible, et vous en ferez surement autant quand vous aussi, vous aurez goûté !

Alors imaginez mon émoi quand j'ai vu que Grom s'était installé à Paris... Les meilleures glaces du monde à portée de main... j'y cours !

Grom, les meilleures glaces du monde
Grom
81 rue de Seine
75006 PARIS

Bonne dégustation !


Corélie VINAULT







jeudi 05 mars

Accords Mets et Vins : Pintade au sésame... et Côteaux du Languedoc

Pintade au sésame et aux échalotes traditionnelles confitesPour restituer la recette dans son intégralité : "Pintade au sésame et échalotes traditionnelle confites"... C'est dans un ancien numéro de Trésors du Goût que je l'ai trouvée. Outre les échalotes confites qui me tentaient bien, la sauce vinaigrette qui l'accompagne, faite de vinaigre balsamique, d'huile d'olive, de sauce au soja et de sésame grillé m'a semblé ajouter une petite note étonnante, un contraste de saveurs et de températures intéressant...

L'accord est délicat : les échalotes, même confites, ont une saveur particulière qui s'impose, la présence de vinaigre risque de tout compromettre.

Je porte mon choix sur un Côteaux du Languedoc blanc 1999, du domaine des Hautes Terres de Comberousse, cuvée Roucaillat, élaboré avec les cépages roussanne, rolle et grenache. La robe est d'un beau jaune doré, trahit le soleil et la maturité du vin, le premier nez nest pas très expressif, sur des arômes de miel, de fruits confits, puis après aération, se développent des arômes de cire d'abeille, d'épices telles que le safran, un peu de vanille. En bouche, une bonne rondeur, avec juste ce qu'il faut d'acidité pour qu'il ne soit pas lourd, et une légère amertume en fin de bouche.

L'accord avec le plat est intéressant. Contrairement à ce que je craignais, la sauce passe très bien, avec un petit côté sucré apporté par le vinaigre balsamique et la sauce soja, et finalement c'est le sésame grillé qui prend le dessus. Le vin rehausse les arômes de caramel des échalotes, met en valeur les notes grillées de la sauce.

Voici donc la recette imaginée par Alain Passard, du restaurant l'Arpège à Paris, intitulée précisément Volaille de pâturage au sésame noir et échalotes traditionnelles confites :

Au marché :

Pour 4 personnes

1 volaille d'environ 1,3 kg (j'ai donc choisi une pintade)
16 échalotes traditionnelles
120 g de beurre demi-sel
2 branches de thym
1,5 cuillère à soupe de vinaigre balsamique
1/2 cuillère soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de sésame noir (je n'en ai pas trouvé, j'ai donc utilisé du sésame normal)
80 ml d'huile d'olive

Aux fourneaux :

. Cuire la volaille dans un four préchauffé à 180 °C (th 6) pendant 1 heure
. La découper et réserver les morceau au chaud.
. Quand la volaille arrive à mi-cuisson, faire fondre le beurre demi-sel dans une poêle.
. Fendre les échalotes en deux dans le sens de la longueur.
. Les disposer dans la poêle côté pulpe avec les branches de thym.
. Laisser confire à feu très doux, jusqu'à ce que les échalotes deviennent dorées et fondantes.
. Griller les graines de sésame noir dans une poêle et les écraser.
. Dans un bol, les mélanger au vinaigre balsamique, à la sauce soja et à l'huile d'olive.
. Tapisser le fond des assiette de ce mélange.
. Disposer ensuite les morceaux de volaille par-dessus et les échalotes confites autour.
. Décorer la viande d'un trait de la sauce obtenue à la cuisson.

Un petit conseil personnel : la sauce a été très vite absorbée par la pintade. Il vaudrait peut-être mieux la mettre à part pour éviter ce problème et profiter jusqu'au bout du contraste entre la viande chaude et la sauce froide.

Où trouver le vin ?

. Chez le producteur :
EARL Paul Reber
Comberousse
Route de Gignac
34660 Courmonterral
Tél : 04 67 85 05 18

. Chez le caviste :
La Boîte à Vins
23 avenue de Paris
94300 VINCENNES
Tél : 01 43 74 43 81


Bon appétit


Corélie VINAULT



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